Slow life partie 1 – Mon dilemme éthique de la mode

Ce matin, comme tous les matins, je lance instagram et je fais un tour des comptes que je suis habituellement et ce matin, comme depuis quelques jours, je commence déjà à râler. Comme tous les ans, je suis envahie par tous les post CSF.

L’année dernière déjà j’avais pesté, je ne voyais que ça et cette impression de sur-enchère de « regardez, j’ai balancé un SMIC dans du tissus, des patrons et des pelotes ».

Au début, j’étais jalouse alors je faisais la gueule dans mon coin.
Puis très vite, j’ai changé mon fusil d’épaule, au bout de la 42ème publication, cette débauche de sac remplis ne me faisait plus envie. Mais genre PLUS DU TOUT.

Je me demandais « putain à quoi ça rime tout ça ? »
Oui, parce que dans la vraie vie, je suis super vulgaire.

J’avais trouvé, au début où je cousais, dans la communauté de la couture, une sphère qui me plaisait, un peu intimiste, extra-ordinaire et puis business is business, les loisirs créatifs en tout genre ont pris un essor de ouf !

Les DIY, cours de couture/tricot et patrons se sont généralisés.

Tant mieux pour nous, ça nous laissait plus de choix mais assez vite, je trouve que ça a dépassé le phénomène « communautaire » pour devenir purement et simplement du business.

A la base, la couture était un loisir puis j’en ai fait une boulimie.
Je voulais avoir toujours le dernier patron, les derniers tissus trop beaux, avoir toujours plus, encore et toujours plus et ça ne me satisfaisait jamais assez.

Finalement, avec le martèlement d’images que je m’imposais, j’étais tombée dedans les 2 pieds dedans comme Peppa Pig dans les flaques de boue.

Quand mon mari a été muté et que j’ai fait les cartons de mon atelier, j’ai couiné.
Comment j’avais pu accumuler autant ?
Dans la maison que nous louons actuellement, je n’ai pas d’atelier ; mes machines trônent fièrement dans l’âtre de la cheminée qu’on a fermé avec un caisson. Autant vous dire que je ne pouvais pas tout garder.
J’ai fait un tri dans les tissus (j’en ai même re-découvert quelques-uns avec les étiquettes de coupons de Toto Grenoble qui devaient être là depuis un ou deux ans…), dans les patrons, les babioles de loisirs créatifs en tout genre et même les meubles que j’avais.
Sur le coup, ça m’a fait mal au cul cœur de devoir me séparer de tout ça et puis, pas trop le temps de se lamenter, déménagement, ouverture de cartons, Margaux était bébé et il a fallu qu’on trouve nos marques dans cette nouvelle maison tous les 5…

Je n’ai pas cousu pendant 2 ou 3 mois.
Et j’ai survécu. Alleluyah !

Dans notre maison de location, on manque clairement de place, (1 chambre en moins et 1 bébé en plus, je vous laisse faire le calcul… l’usage des calculatrices est interdit), donc pas d’atelier et des chambres toutes petites sans placards muraux, seule la chambre des garçons a une énooooooorme armoire murale qui sert du coup pour toute la famille/linge de maison (côté pratique il n’y a pas plus merdique).

On a ré-utilisé les meubles des garçons pour mettre une petite armoire dans la chambre de Margaux, le reste attend patiemment au garage le futur déménagement mais ça coinçait dans la nôtre. Aucun de nos meubles ne rentraient dedans.
On a donc dû acheter une toute petite commode pour nous 2. 1 tiroir chacun. Pas de jaloux.

J’avais également profité du déménagement pour faire du tri dans les habits qu’on accumule depuis des plombes (vous savez, ce vieux pull pour lequel on s’est dit « non mais ça servira un jour »), j’avais pris du poids que je n’arrivais à perdre suite à la naissance de Margaux.
J’ai donc installé dans ma mini commode, les habits qui me vont (clairement pas beaucoup) et que je mets le plus souvent.

Et puis au bout de quelques mois, je me suis rendu compte que ceux, placé dans la chambre des garçons par manque de place, ne me manquait finalement pas. Hors de ma vue, je les ai zappé de mon esprit…

J’ai donc profité du challenge couture l’année d’après (l’année dernière donc) pour me « forcer » un peu à me remettre à la couture et remplir ma commode mais avec de l’utile seulement puisque le temps de tout sortir et de tout ranger à chaque session couture me prenait un temps de dingue, il fallait donc aller à l’essentiel.

A la fin de l’année, je me suis donc rendu compte que coudre uniquement ce dont j’avais besoin m’allait parfaitement. Pas de prise de tête, pas de 12 projets en cours que je ne finis jamais, je ne tombe plus en rade d’épingle etc…

Tout ça pour expliquer que j’ai eu une prise de conscience.
Je ne peux pas exactement vous dire si c’est à c’est à ce moment précis-juste-là-tout-de-suite que je l’ai eu, mais en tous cas, à ce stade, je me suis dit clairement que le « moins c’est mieux » c’est pas une connerie !

Et puis, on a quand même été informé des usines de couture qui se sont effondrées, des tonnes de fringues que H&M songeait à brûler pour se débarrasser, le reportage sur les ficelles de la Fast fashion (je vous en parlais dans mon article Fast Fashion Mon Cul) ça donne matière à réfléchir sur notre consommation de fringues (et sur la consommation tout court mais ça, ça viendra dans un deuxième article)

Et de ce fait, la couture est devenue une vraie réfléxion…

Alors peut être que je devrais arrêter de regarder « the good place » sur Netflix et ne pas me poser toutes ces questions éthiques mais si je refuse d’aller dans les enseignes du prêt à porter pour ne pas participer à l’exploitants d’employés sous-payés à coudre des fringues dans une cave pour une misère quand on nous les revends au prix fort, je ne vois pas l’intérêt d’acheter des mètres et des mètres de tissus fabriqués dans je ne sais quelle condition pour me coudre des millions de fringues que je ne porterai sans doute pas.

Parce qu’après tout, se coudre des tas de fringues dans des tissus fabriqués par des enfants dans une cave en Chine (j’exagère à peine) est-il plus éthique, plus juste, moins choquant que de les acheter déjà toutes faites dans les mêmes conditions ?

Je ne pense pas.

Je tiens à préciser que je ne dis pas ça pour blâmer celles qui se cousent des fringues à foison toute l’année, j’en ai fait partie mais pour l’instant, la solution qui me convient le mieux sur le plan éthique/écologique/financier, c’est de se concentrer sur l’essentiel.
Slow life quoi.

Quand je fais un tour d’horizon autour de moi, je vois

  • Les employés exploités sous-payés de l’autre bout du monde,
  • Je vois les entreprises françaises qui galèrent, écrasées sous le poids de la concurrence internationale et qui sont obligées de vendre à des prix plus importants parce qu’elles sont taxées à mort, ce qui forcément est moins « attractif » pour une couturière lambda (genre moi et mon banquier qui n’aime pas trop ça…)
  • Je vois aussi des compte IG qui sont dans de la couture boulimique limite une pièce cousue par jour (on dirait vraiment que c’est pour faire encore plus que tout le monde et franchement de « j’ai cousu ma 17èmejupe aujourd’hui » et je ne comprends pas le sens de tout ça…)

J’ai fini par me désabonner de ces comptes-là, je ne me reconnais plus dans cette sphère de couture là.

Moi qui était une dépensière hors pair et qui était boulimique de couture, je préfère ne plus rien acheter tant que je n’en ai pas besoin. Ni tissus, ni patron, ni habit.

Et pour vous rassurer, je ne jette la pierre à personne, déjà, ma maman m’a appris la tolérance et la bienveillance, chacun fait moi il le souhaite et s’il se sent bien, tant mieux pour lui et je porte aujourd’hui sur mon dos un mix d’habits fait maison et achetés dans le prêt à porter il y a plusieurs années, (je n’ai pas tout brûlé, paie ton bilan carbone sinon) …

Bref, tout ça pour dire que c’est pour cette raison que mon blog et mon insta sont au ralenti, je ne ressens pas le besoin d’y aller, je ne ressens pas le besoin de coudre et quand c’est le cas le patron en question a été cousu 197 fois et il y a presque tout autant d’articles dessus j’ai l’impression de ne rien avoir à dire de nouveau…

Donc je préfère me cantonner à mon « moins c’est mieux » et c’est pour ça que le blog et mon insta sont au ralenti…

Et vous, vous en êtes où avec votre rapport aux fringues ?
Boulimique ou économe ?

 

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Ségur et mes galères

Attention, ceci est un article roman fleuve ! Ça fait genre 6 mois que j’ai pas posté alors je rattrape le temps perdu 😉

Quand Fanny de Cozy little World a montré un aperçu de son futur patron Ségur, je suis tombée amoureuse direct.

Il passe haut la main tous mes critères ; versatile, déclinable (j’y reviens tout de suite après), en version débardeur simple, il ne nécessite franchement pas beaucoup de tissus et cherry on the cake, il est vendu à tout petit prix.

Au début, je me suis dit que ce n’était pas raisonnable puisque j’avais déjà Datura et Louise à foison dans mon armoire et puis, mince, ça me permettra de varier !

Et puis Ségur a pleins de possibilités Col coeur avec ou sans boutons, col simple avec ou sans boutons, avec ou sans froufrous, Dos élastiqué, ou simple avec ou sans boutons.
On peut le réaliser en débardeur simple ou avec une basque (froufrouuuuuu powaaaaa) et même en robe ; woop woop !!!

Rapidement, le patron est imprimé, scotché, décalqué et prêt à coudre.

Pour commencer, je me suis dit qu’on allait commencer light, devant simple sans boutons, bretelles à nouer et dos élastiqué.

Mon épopée commence donc ici, essai n°1

Selon le tableau des tailles, je suis entre le 36 et le 38 pour la poitrine mais plus près du 38, alors je coupe en 38 et utilise le reste de ma double gaze.

Première erreur ! J’aurai du le faire dans une cotonnade toute simple pour commencer, ma double gaze étant froissée, elle a tendance à s’aplatir quand on la coud et donc à s’agrandir…
Ah ben sur le patron, il n’est pas précisé comment coudre les bretelles sur le dos élastiqué… Bon ben je fais à ma sauce… D’ailleurs, je finis par me rendre compte que les bretelles font la même taille mais que le dos est plus bas que le devant, du coup, pour faire les noeuds, on a un bout de bretelles moins grand, c’est pas joli joli sur le noeud mais bon, rien de dramatique non plus…
Résultat au bout d’une heure, c’est open bar sur ma poitrine.

Le devant baille énormément, les pinces poitrine sont pas du tout au bon endroit, le dos est beaucoup trop lâche et on voit mon soutien gorge derrière.. bof bof… J’ai tenté de resserrer les noeuds pour cacher tout ça mais ça remonte le tissus sous les aisselles et ce n’est pas franchement agréable (ni esthétique d’ailleurs)

Essai n°2

Bon, c’est pas grave, je vais chercher une autre chute de tissus en coton et je tombe sur le coton (popeline il me semble mais je ne suis plus très sûre) que j’ai utilisé pour coudre ma jupe Chataigne.
Je retente ma chance en 38 mais bretelle simple.

Au bout d’une heure, même constat, le décolleté baille encore (moins qu’avec la double gaze quand même).

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les pinces poitrines sont toujours chelou et même en ayant réduit la longueur de l’élastique dans le dos, c’est toujours trop lâche aussi dans le dos (que je n’ai même pas pris soin de prendre en photo d’ailleurs, tellement j’étais dégoutée)

Je prends mes tops sous le bras et les propose à une copine ayant à peu près le même gabarit que moi (elle s’habille comme moi entre 38 et 40 en temps normal) mais qui a de “plus gros poumons”. Celui en double gaze est trop grand et celui en coton est trop petit, elle ne peut pas respirer (ce qui est plutôt gênant, ça peut servir de respirer dans la vie). Mystère, mystère…

Essai n°3.

Sur le coup, j’ai mis ça sur le compte de la taille choisie, je me suis dit que j’aurai finalement du le faire en 36.
Retour dans mon garage, je fouille dans mes chutes et cette fois-ci, je jette mon dévolu sur le reste de la blouse Hoya.
Devant simple, dos simple et bretelles simple.
Résultat au bout d’une heure, je peux pas respirer et je suis comprimée sous les aisselles…

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LE BAD !

En discutant avec Kozokou, je me rends compte en lui envoyant les photos de mes échecs qu’en fait les bretelles du top sont positionnées plus loin que mon soutien gorge… Sur le coup, je me suis dit que j’allais reprendre le tuto de By Sandra et décaler les bretelles mais ça ne résoudra pas mon problème de poitrine qui baille…
Je demande à Kozokou ce qu’elle pense de réduire l’ampleur du devant et du dos, elle valide mon idée ; ça devrait moins bailler et les bretelles se rapprocheront des bretelles de mon soutard.

Essai n°4

Bon, ça devient presque une habitude, je reeeeetourne dans mon garage, recherche une chute assez grande et trouve le reste de ma robe Mirage faite il y a plus de 2 ans.
Je recoupe la moitié de mes pièces en 38 puisqu’entre temps, je les ai perdu (Margaux la tornade est sans doute passé par là…) et j’enlève 1 cm au pli (pour avoir donc 2cm en moins sur la carrure) pour le devant ET le dos, je descend les pinces poitrine de 2cm pour qu’elles ne pointent plus le ciel, je ne touche pas aux bretelles et je retente ma chance mais comme j’ai l’impression de toucher le bon bout, je coupe la version robe.

Une fois le devant et le dos monté, je me rends compte que je n’ai pas mis les pièces devant et dos endroit contre endroit et j’ai donc un devant à l’endroit et un dos à l’envers.
Bon techniquement je n’ai rien contre les parmentures apparentes mais ce n’est pas ce qu’il y a de plus seyant, alors je démonte les bretelles et arrange tout ça.
Au moment de coudre la basque, je me dis qu’elle n’est pas beaucoup froncé mais bon, je me fais confiance et la couds quand même.
Une fois terminée, je remets la robe sur l’endroit devant moi et ah merde ! Ça ressemble à une robe tube.

Je l’enfile et effectivement, c’est une robe moulante…

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Appelez moi Madame Boulet ♥

Je vérifie sur le patron : ah oui : Basque, coupez FOIS DEUX au pli…
Ce n’est pas une erreur du patron, c’est juste moi ! C’est ça de lire à l’arrache !
Mais quel boulet je fais ! Je n’en ai coupé qu’un morceau et bien évidemment je ne peux pas en couper une deuxième.
Bon ben je découds la jupe, je la coupe en 2 dans la largeur et fronce la basque pour le top.
Je couds et…

ALLELUYAH !!!

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ÇA FONCTIONNE MESSIEURS DAMES!!!
J’ai ENFIN ce pu*ù$^!: de top Ségur !!

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Le gros plan sur les cheveux blancs, ça fait toujours plaisir

Le décolleté ne baille plus et ne fait un amas sous les aisselles, les bretelles sont bien positionnées, on ne voit pas mon soutard derrière.
Bon par contre, je n’aurais peut être pas du descendre les pinces poitrines qui me paraissent toujours WTF (elles me font l’effet des pinces poitrine de la dernière chemise d’Ivanne Soufflet en fait, je ne sais pas si c’est voulu ou c’est moi qui me suis encore foiré)
Bon en même temps, le top est fluide, ce n’est absolument pas dérangeant.

Etant donné que j’ai du recouper la jupe en 2, j’avais moins de largeur que préconisé sur le patron, j’ai juste fait un surjet tout simple (si tu es une couturière avertie, je suis désolée de cet affront) et finalement, ça tombe juste nickel.

Au début je me suis dit que le tissu n’était pas très beau (j’achète des tissu et après je dis que je n’aime pas trop, narmoool) mais bon pour faire une toile ça irait bien et finalement, une fois enfilé, il est super estival, ça change de ce que je porte d’habitude alors on ne regardera pas les finitions à l’intérieur et ça ira parfaitement !

AU TOTAL :

Je suis contente d’avoir compris d’où venait le “soucis” et d’avoir la possibilité de me faire plein de petits hauts super sympa surtout que le patron offre plein de possibilités pour un petit prix.
Mais d’un autre côté je suis fanée d’avoir du en faire 3 avant de comprendre, ce qui fait que j’ai “gâché” 3 coupons qui auraient potentiellement pu être portables et je suis un peu déçue des instructions que je trouve un peu light (genre pas d’explications pour les bretelles au dos élastiqué)

Je suis aussi un peu rassurée de voir que certaines qui l’ont cousu sur ig ont eu le même soucis de baillement (je sais pas si c’est bien français) que moi, finalement ça ne vient peut être pas que de ma morphologie (et je ne suis pas assez qualifiée pour dire que l’erreur provient du patron, surtout que beaucoup l’ont cousu visiblement sans soucis)  mais bon, restons positif, maintenant que j’ai saisi d’où venait le hic, je songe déjà aux prochaines versions !

Surtout en version robe pour être prête à affronter les grosses chaleurs maintenant que l’été a bel et bien décidé de se radiner !

Ah ben tiens, ça tombe bien, c’est les soldes et ça marche aussi chez Mondial tissus…
Et vous, vous l’avez cousu ce petit top ? Vous en avez pensé quoi ?

Tuto des coussins de voyage

J’ai eu plusieurs demandes concernant les coussins de voyage, alors je vous ai concocté un petit tuto/pas à pas.

Ce n’est franchement pas compliqué, c’est un projet qui nécessite peu de tissus (à bas les chutes) et qui rend bien service (après des bonnes journées de balade à crapahuter partout, les garçons ont bien étrenné le leur).

Allez c’est parti, on s’y met !

Matériel

Donc, pour réaliser les coussins de voyage vous avez besoin de :

*2 rectangles de tissus de 37*32cm

*de la bourre de coton (ou un vieux coussin, ça marche aussi) (pour info, mon sac de bourre vient de Toto Tissus à Grenoble et il y a quelques années et m’avait couté 6,99€)

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*ciseaux, règle, épingles, enfin tout le matériel lambda de la couturière quoi

*1 petite heure devant soi

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LE TUTO

Etape 1 : la base

On positionne les 2 rectangles endroit contre endroit (en faisant attention au sens du ttissus si on a des motifs) et on pique à 1cm du bord tout autour en démarrant à 2cm en haut et en laissant 2cm de libre en arrivant de l’autre côté.

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On ne se rend pas bien compte mais les tissus sont épinglés

Etape 2 : La bande de la ceinture

On retourne le coussin sur l’endroit et on marche un trait à 15cm de chaque côté, ce qui crée une bande de 5cm au milieu (ce qui correspond donc au passage de la ceinture) et on pique le long des 2 traits en démarrant à 2 cm en haut des lignes.

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J’ai tracé deux traits à la craie avant l’épingler les deux tissus ensemble pour qu’ils ne glissent pas au moment de la couture

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Etape 3 : Remplissage

on remplit les côté droit et gauche avec de la bourre en prenant soin de commencer par des petites bourres dans les angles pour bien les garnir jusqu’en bas.

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Etape 4 : Couture finale

On fait un repli de 1 cm vers l’interieur avec les deux tissus et on pique le long du bord. C’est au passage sous la machine que ça se complique, puisqu’avec l’épaisseur du coussin, on a vite tendance à laisse filer le tissu. Pour éviter de trop galérer, on n’hésite pas à tasser la bourre au fond des coussins

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Etape 5 : on malaxe le coussin pour répartir la bourre de partout.

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Etape 6 : Tadaaaam, on a fini ! On part en voyage, en vacances et en soirée et en cas de coup de mou, on plie le coussin en 2 autour de la ceinture de sécurité et on s’autorise un petit somme.

IMG_20180626_145638(le vernis écaillé, c’est cadeau, ne me remerciez pas !)

Si vous avez des question ou un problème avec le tuto, n’hésitez pas à me demander !

Bonne couture 😉

Le gilet Doudou + cadeau

Je sais pas vous mais moi, dès que le vent souffle dehors, ça me donne froid.

Du coup, comme j’habite dans la Drôme, en hiver (et aussi en été d’ailleurs) il y a quasiment tous les jours du vent et j’ai TOUT LE TEMPS froid et j’entasse encore et encore des couches de vêtements pour me réchauffer (Big up à ma fille qui est obligée de supporter mes mains congelées sur ses cuisses dès le réveil pour changer la couche de la nuit!) quitte à ressembler à un oignon !

Alors je me suis mise en quête du gilet doudou à rajouter par dessus ma tenue du jour.

Cahier des charges ; un grand gilet qui passe par dessus les épaisseurs de la tenur du jour, long pour bien me couvrir le bas du dos, tricoté dans une grosse laine pour avoir bien chaud et si possible pas de chichis au niveau du point. Simple et efficace comme d’hab’ quoi.

Et bien je dois être beaucoup trop exigeante puisque je n’ai pas réussi à trouver le patron de mes rêves sur Ravelry ou Pinterest…

Après avoir ruminé pendant plusieurs jours, le diable m’a pris, j’ai fait un saut à Zeeman à côté de chez moi, je reviens avec 5 pelotes, je fais péter mes grosses aiguilles  et roulez jeunesse, je me lance toute seule !

Verdict ?

 

gilet doudou 6
La tête fatiguée, c’est cadeau ♥

Je suis bien contente de moi ! Ce gilet n’a rien d’extraordinaire mais il fait son taf ! Il est pile comme je l’imaginais,le bon gros gilet que je chope au vol pour m’emmitouffler quand il fait froid (H24 de Novembre à Février en gros…) : le gilet doudou par excellence !

gilet doudou 5

La bande d’encolure en côte couvre bien le cou, j’ai affiné les manches au fur et à mesure que je les tricotais pour ne pas être noyée dedans, pas de bouton pour fermer devant. Nickel Michel !

Et il est tellement doudou qu’il ne passe même pas sous mon manteau ! Le parfait gilet d’intérieur qu’il me manquait !

gilet doudou 4

La laine a tendance à boulocher un peu vite sous les bras mais elle tient super chaud et ça, c’est vraiment cool.

Comme il est tricoté avec des grosses aiguilles, ça monte très vite (forcèment avec des aiguilles 8, ça file vite !) et j’en ai eu pour seulement 10€ de pelotes, on ne va pas se plaindre non plus !

Cadeauuuuuu

J’ai bien pris soins de noter toutes les indications quand je l’ai tricoté (merci le bujo !), si vous êtes frileuse vous aussi et qu’il vous manque un gros gilet doudou d’intérieur dans votre armoire, j’en ai fait un petit tuto : le PDF c’est CADEAU !

Gilet doudou de Gouagoua

J’espère ne rien avoir oublié de noter !
En tous cas,si vous le tricotez et que vous rencontrez un problème, n’hésitez pas à me demander et surtout si vous le tricotez : dites le moi, je me ferais un plaisir de venir regarder vos post !

Sur ce, je vous laisse, il y a du mistral qui souffle dehors, je vais aller me faire un bon thé bien chaud lovée dans mon super gilet !

Garde robe capsule : le bilan

L’année de la garde robe capsule s’est terminée et j’avais envie de faire le point sur cette année de couture.

sewing box

Au départ j’étais plutôt sceptique, j’avais envie de me lancer mais j’avais peur de ne pas tenir sur la durée.
Je m’étais dit que ça allait me souler de me sentir “imposée” de coudre dans l’année et que, comme toutes les bonnes résolutions, ça allait finir par tomber à l’eau.

Puis, je me suis dit que ça serait pas mal de renouveller sa garde robe (surtout 6 mois après une grossesse), que ça me donnerait un coup de pied au cul pour coudre un peu mais surtout de façon raisonnée.

Finalement, coudre ce dont on a besoin plutôt que des coup de coeur qu’on ne porte pas, c’est pas con (et je sais de quoi je parle, je suis la pro des “coups de coeur désillusion”).

J’avais fait un état des lieux de mon armoire, de ce que j’aime porter, ce que j’ai besoin et je me suis établi un plan.

Merci le bullet journal

Chaque année j’ai l’impression de ne pas beaucoup coudre ou tricoter mais depuis que j’ai adopte le bullet journal je note tout.
Mais genre vraiment tout.

Et quand à la fin de l’année je regarde tout je me rends compte qu’en fait si j’ai pas mal cousu mais je suis loin d’avoir tout posté…
En fait je n’ai posté que les projets garde robe capsule et encore quasi tous en retard.
J’avais perdu mon trépied  dans le déménagement et l’ai retrouvé en cours d’année…
Et puis avec 3 enfants je suis toujours à la bourre dans mes lessives (dieu merci j’ai une nouvelle machine à laver 8kg depuis 2 semaines) et je préfère poster les articles après avoir porté ce que je couds pour donner mon avis le plus juste possible ou du moins avec un vrai ressenti (ça m’est arrivé de faire des articles “j’ai cousu, c’est trop bien” et finalement, une fois portée, se dire qu’on est peut être un peu serrée ici, que ça baille un peu là… et finalement me dire que ben c’est peut être pas si bien que ça. Dommage l’article est déjà posté)

Du coup quand arrive le moment de poster, je n’ai pas la cousette propre sous la main, ou pas repassée, voire même je l’ai perdu dans les 3 bassines qui ont pris racine près de mon lit… (La vraie vie c’est tellement glamour…)

Au programme de l’année

Donc je m’étais articulée en fonction des saisons et de mes goûts comme suit :

Janvier : Blouse Galipette
Février : Hemlock tee
Mars : Perfecto Mona
Avril : Blouse la Brune/Hoya
Mai : 1001 perles
Juin : Short Ben/ Port Trousers
Septembre : Culotte Bel air
Octobre : Robe Franklin
Novembre : Pantalon Safran (<– toujours pas posté bouuuuuh)

Le bilan

Dans tout ce que j’ai cousu cette année j’ai 3 bons gros fails.
En premier le Hemlock tee cousu dans mon tissus troué/déformé (ça tombe bien Thérèse il me manquait quelque chose pour descendre les poubelles) mon perfecto Mona qui, un peu court à mon goût à la base, a BIEN rétréci au lavage (alors que le tissus était passé au pressing :/ …) et le short Ben qui s’avère plus être un short de pyjama qu’autre chose… J’ai finalement fini par me rattraper avec le short Port Trousers.

Sinon pas de soucis majeur, les cousettes ont été bien porté toute cette année avec une mention spéciale pour le Safran et le short Port qui ont été porté à foison !!!
Hors GRC, j’ai énormément porté les Datura et les tops Louise !! Super jolis et facile à porter avec tout, je m’en referai à coup sûr cet été !

J’essaie de faire plus attention au choix des tissus pour que ce soit cohérent avec la garde robe du moment (genre la mélilot en flanelle bien chaude cousu en manches courtes pour l’hiver WTF) et je pense m’en être bien sorti cette fois ci.

Par contre auto flagellation sur mon envie de départ de n’utiliser que des patrons et tissus que je possède… J’ai bien évidemment cédé sur quelques achats maismon stock de tissus a beaucoup baissé. Je m’en rends compte puisque je n’ai plus de grands coupons dans mes stocks et énormément de chutes !

Et comme j’adore coudre aussi pour les autres, outre les nombreux ourlets et changements de fermeture éclair cette année j’ai aussi cousu pleins de choses pour les copines et aussi pas mal pour moi hors GRC.

Genre, cette année j’ai donc cousu :
Pour moi : trois 1001 perles d’Ivanne Soufflet, 2 Datura de Deer And doe, aime comme Madrague, 3 Arsène de chez machine, 2 port trouser (1 pantalon et 1 short) de Pauline et Alice,  Belladonne modifiée pour l’anniversaire Grease de Kozokou de Deer And doe, 2 top Louise de République du chiffon, le top Hippie de Vanessa Pouzet, une jupe élastiquée sans patron pour moi, 2 culottes Bel air de, 1 plantain 2.0 de Deer And Doe, 1 gilet Monceau et 1 sweat Courcelles de Cozy Little Word et un top Givre de Deer and doe

Pour Margaux : 2 trop top, une veste Magnésium ,1 mini perle d’Ivannes Soufflet, la combi Summer Romper de Purl Soho, l’ensemble Portofino de Ikatee, une combi Marieke toujours d’Ikatee, une balle de préhension tiré du livre Montessori, le chemisier Honey de LMV, un pantalon d’un livre de maman, une tunique croisée encore d’un livre de maman, un legging calin de Super bison et une robe Marieke d’Ikatee ultra simplifiée.

Pour les copines : une trousse à rouler pour la copine d’Hugo, une trousse plate brodée pour la maitresse d’Enzo, une robe tokyo de grossesse pour une copine, un trop top de grossesse et un plantain de grossesse pour une autre copine, 1 culotte bel air, un sarouel pour ma femme, un sac à projet de tricot pour Kozokou

Pour mes garçons : 1 short Ray de LMV à Hugo

Pour les bébés : une combi pilote pour un petit cousin de LMV, 2 pantalons Purl soho pour des bébés nés cet automne.

Du coup, je me rends compte dans tout ce que j’ai cousu, que ce que j’ai le plus porté c’est du Deer And Doe et Ikatee pour Margaux, les patrons sont toujours nickel, les repères coïncident toujours au millimètre et côté fit c’est parfait.
Je n’ai quasiment pas acheté de  magazines cette année, peut être 1 ou 2 maison Victor (et encore…) et 2 Modes et travaux.
J’ai plutôt refouillé dans mes cartons au garage

Pour les futures coutures, je compte donc me tourner en priorité sur ses marques là qui sont à mes yeux une valeur sûre.

Je suis déjà en train de préparer un “brain storming” sur mes besoins/envies de cette année, le GRC m’a finalement pas mal canalisé !

A suivre donc !

Et vous ? Vous aviez fait le GRC ? Vous avez tenu ? Vous en êtes contentes ?

 

[Garde robe Capsule] La robe d’Octobre

Pour le mois d’Octobre, j’avais un gros dilemne : je voulais me coudre absolument une robe et pas une fois dans l’année, je n’ai eu de “révélation” quant au choix de robe…

Faut dire qu’avec mon cahier des charges qui s’agrandit au fur et à mesure de mes coutures et comme d’habitude, je ne veux pas renier l’esthétique au fonctionnel.
Pourquoi pas la robe Lora de la maison victor en version jersey/molleton ? Non, trop près du corps… Pourquoi pas la robe Adèle de République du chiffon, depuis le temps qu’elle me fait de l’oeil ? Non, une robe sans manche en automne, ça n’a aucun sens… Pourquoi pas la robe Arum de Deer and Doe ? Non, je l’ai déjà cousu et ne suis pas convaincue…
Et j’en passe comme ça tout un rayon.

Et puis, à ce moment là, Mondial Tissus sort une collaboration avec Coralie Bijasson et Lina Moratta.
C’est là que mes yeux se sont posés sur la robe Franklin.

Une petite robe porte feuille avec un effet un peu blousant à l, pile ce qu’il faut pour être féminine et à l’aise.

Ça tombe bien, ça fait un moment que j’ai envie de tester un patron de Coralie Bijasson.

Ni une, ni deux, je me lance (et oublie mon “je n’achète plus de patron et je ne couds que ce que j’ai) avec ce patron et une jolie viscose bordeaux à petites fleurs de la nouvelle collection en achetant le tout par internet puisque le premier magasin à 40mn de chez moi.
Petite déception à la réception du patron, sur le site internet de mondial tissus ils ne donnaient que le métrage du tissus et une fois le patron reçu, je me rends compte que j’ai aussi besoin de biais, d’un bouton pour sécuriser l’encolure, éventuellement de passepoil  et d’1m de viseline, ce qui n’était pas précisé sur le site ni sur l’emballage du patron d’ailleurs, je l’ai découvert en ouvrant le livret d’explication…

J’ai farfouillé dans mon stock et j’avais tout à l’exception du passepoil.
C’est bien dommage, si j’avais su j’aurai tout commandé directement, mais bon…

La robe est donc proposée en version sans manche, manches 3/4 ou manches longues.
Moi qui ai la sale manie de toujours remonter mes manches, je me lance dans la version 3/4.

J’ai un peu pris peur au moment où j’ai lu les instructions. Beaucoup de pièces, beaucoup de fronces et des belles fautes d’orthographe…

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Sur le coup, je me suis demandé où j’avais mis les pieds et si c’était une bonne idée tout ça… (Après, ça ne change rien à la robe en elle-même mais qu’est ce que ça pique les yeux !!!)

De toute façon, j’avais acheté le tissus alors bon… autant me lancer non?
Et heureusement que je ne me suis pas laisser freiner par ces premières impressions !

Le montage de la robe a été compliquée par ma machine qui a décidé de foirer quasi toutes les fronces, je vous raconte pas la galère !

Une fois le bustier fini, j’ai un doute au moment où je l’essaie. Au niveau des tailles, je correspond à un 40 mais c’est juste juste.
Disons que c’est pas la robe avec laquelle je peux prendre 3kg…

Par contre, une fois finie, la robe a un rendu fou et les finitions sont très jolies et soignées.

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Il y a donc une petite pression invisible au décolleté pour éviter de se retrouver les seins à l’air au moindre mouvement.

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La robe est résolument féminine et je me sens bien dedans !

Seul bémol, j’habite dans un département TRES venté.

Du coup, je ne la porte qu’avec un fond de robe (bonjour, j’ai 70 ans…) dessous pour éviter de me retrouver cette fois-ci avec les fesses à l’air !
Grand bien m’a pris de prendre les devants la première fois que je l’ai porté pour aller à l’école : il y avait ce jour-là un bon gros mistral !!!

Pas de soucis majeur au moment de la couture ; en plus du patron, il y a une vidéo qui aide au montage.
Et contrairement à ce que je pensais, je l’ai cousu rapidement. Même avec toutes les fronces récalcitrantes !

Au total, ce projet de la garde robe capsule me réconcilie avec le fait de porter des robes !
Comme je suis à la bourre pour poster ce projet, je vous montre tout bientôt le dernier projet de cette année !

(Et désolée pour les photos recyclées d’Instagram, je n’ai pas réussi à prendre le temps de la photographier autrement, j’ai été un peu bousculée ces derniers temps…)

 

[Garde robe capsule] la culotte de la rentrée

Que je me connais bien ! Je n’avais rien prévu pour la garde robe capsule pour Juillet et Aout en me disant que je n’aurais pas le temps ni l’envie de coudre quoi que ce soit…
Et bien, c’est pas faux ! Je n’ai quasiment rien cousu !

Cette année, j’ai profité des vacances A FOND.
Pas de grossesse, pas d’accouchement, pas de déménagement, pas de travail, que dalle !
Ça doit être la première fois depuis mon adolescence que je suis en vacances tout l’été.
Et j’ai kiffé.
J’ai profité de chaque instant, de chaque apéro, de chaque barbecue, de chaque sortie, de chaque bouffe chez les copains, de chaque rire, de chaque bombe dans la piscine, de chaque piqûre de moustiques, de chaque partie de cluedo, de chaque visite chez les copines (Coucou Laurence ♥ et les triplettes), de chaque sortie entre filles (Coucou les sushi girls).
J’ai passé des après midi entiers à regarder les enfants jouer. Juste m’assoir et les regarder. (Si on m’avait dit ça il y a quelques années, je n’y aurai jamais cru)
Je suis de ces mamans qui kiffent les vacances avec les enfants et qui n’ont pas hâte qu’ils retournent à l’école (poke les troubles dys)
La rentrée a été affreusement dure cette année, aussi bien pour les enfants que pour moi.
La perspective de l’automne puis hiver puis Noel *vomi* ne m’enchante pas du tout…
On devrait vivre à vie en été.

Bref, tout ça pour dire que j’avais bien fait de ne rien programmer en couture pour cet été car je ne l’aurai pas fait.

Du coup, pour la rentrée, il me fallait rattaquer en douceur avec un petit projet et j’avais choisi la catégorie sous vêtement !
Je suis donc partie pour Septembre (comment ça “en retard” ?) sur Bel Air que j’ai en stock depuis un moment.
Je regarde le patron en chien de faïence (bonjour les expressions des années 1800 ♥) depuis un bail sans jamais oser le coudre.
Coudre une petite culotte, ça me paraissait insurmontable, carrément hors de portée (coudre des élastiques brrrrrrrr).
Mais la garde robe capsule est là pour ça : me sortir les doigts du c** des sentiers battus.

J’ai donc respiré un bon coup et je m’y suis mise.

Et puis, je l’ai cousu.
En 1h.

Je pense très (trop ?) souvent que tel ou tel projet est trop dur pour moi et que je n’y arriverai pas et quand je finis par oser, je me rends compte qu’en fait, ce n’est pas si inaccessible…

Comme d’habitude, au moment où je l’ai cousu, j’ai été prise de doute, je me suis dit que ça avait l’air beaucoup trop grand, pas assez élastiqué…
Il faut dire que je n’ai trouvé nul part de tableau des tailles (ni sur le patron, ni sur le site ; si quelqu’un sait où le trouver je suis preneuse) alors j’ai coupé à l’aveuglette un 40 comme dans le commerce en me disant que je verrais bien…

Une fois enfilée, elle ne serre ni trop, ni pas assez.
Et pour être honnête, j’ai été un peu déçue.
Pas par le patron mais par rapport au monde que je m’en étais fait.
Genre “c’est tout ?”

Je m’étais dit que ça ferait un bon challenge, je m’attendais à un monde de technique, de minutie, de conseil à respecter absolument sous peine de tout faire foirer et puis non.
4 pièces, 5 morceaux de tissus, 3 élastiques et basta.

Du coup, je me suis dit, quitte à avoir une jolie petite culotte cousu main, autant la personnaliser à fond.
Déjà elle est en simili liberty avec des élastiques roses (bien évidemment) et je n’avais pas envie de coudre un bouton ou un petit noeud.

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Désolée pour les accro au repassage, je ne repasse rien en temps normal alors des petites culottes…

Il me semble l’avoir déjà dit ici (ou peut être sur Insta) mais pour ceux qui ne sont pas encore au courant, je me confesse ; dans la vraie vie, je dis beaucoup de gros mots et j’ai un humour plutôt (voire carrément) graveleux. Et j’ai une expression favorite qui ressort régulièrement.
Quand mon mari ou les copines me font un compliment, je leur répond quasiment toujours

“oh oui flatte moi, fesse-moi avec une pelle”.

c’est ma façon de dire merci.
Ce n’est peut être pas hyper fin, ce n’est peu être pas hyper glamour mais rien qu’en l’écrivant, ça me fait rire (maman, si tu passes par là, pardon) (surtout que j’ai déjà dû te le dire) (oui je dis des obscénités à ma maman) (oui je crains par moment)

Bref, quoi de mieux que de broder “fesse-moi” sur ma petite culotte. Comme je suis une fille un peu girly, j’ai rajouté un coeur ♥

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Côté technique:
Si ce n’est pas fait : LANCEZ VOUS !
C’est pas compliqué, ça se coud vite, ça passe les chutes, ça se customise facilement.

Côté fit :
Nickel Michel, pas trop serré, pas trop lâche : pour ça il vous faudra me croire sur paroles car je n me suis pas résolue à vous montrer une photo portée (respect robustesse à celles qui l’ont fait) et comme je suis du genre à m’en foutre cordialement à avoir des ensemble de sous vêtement qui vont bien ensemble et qui vont avec ma tenue du jour alors rien à redire.

Côté patron :
Si on oublie le fait que je n’ai pas réussi à mettre la main sur le tableau des tailles, le pas à pas illustré est top, aucune difficulté rencontré. il ne nécessite qu’un tout petit morceau de tissus et 3 élastiques. Autant dire que dalle quoi.

J’ai bien envie d’essayer celle en jersey du coup !

Alors vous en pensez quoi de cette petite culotte ? Vous l’avez déjà tenté vous ?